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Il y a quelques mois, je me suis affligé un travail photographique basé sur le cadrage uniquement.
Pour cela, j’ai utilisé mon téléphone mobile comme appareil photo pour me soustraire de toutes contraintes techniques, et aussi pour être le plus discret possible.
Un échantillon de ces clichés ont été publiés dans le mensuel « Chasseur d’images » du mois de juillet 2007 et vous pourrez les retrouver ici.
www.sanspretention.com/sp/critiquer/critiquer_details.php?id=71515
J’avais trouvé cette approche très intéressante, puisque mon matériel actuel, lourd et imposant comme tout appareil professionnel, réduisait les possibilités de photos reportages.
Le seul problème, était que la qualité n’était pas vraiment au rendez-vous, ne s’agissant que d’un téléphone.
Depuis ce moment-là, je me suis mis à la recherche d’un appareil compact, petit et discret pouvant être emporté de partout, mais de très bonne qualité optique. Et surtout ayant la philosophie des « Leica », c’est-à-dire tout le travail se faisant dans le cadrage, avec un objectif fixe (sans zoom) et surtout en grand angle.
Le Ricoh GR est bien parti pour m’offrir cela. Un appareil professionnel, qui tient dans la poche.
8 mégapixel, un objectif fixe de 28 mm qui ouvre à f2.4, d’une qualité très surprenante et dépouillé de tout automatisme. Evidemment, il ne fera pas mieux que mes reflex numériques (Canon 1D et Canon 20D) et n’atteindra nullement la qualité de mes objectifs haut de gamme de la série L de chez Canon (17-40L, 28-70L, 70-200 L IS), matériel qui est dédié au travail professionnel qui reste imbattable.
Mais là où il gagnera toutes ses lettres de noblesse, ce sera dans sa taille réduite ce qui me permettra de le promener en toute discrétion, partout où j’irai. Et pour les vacances, terminé le sac à dos avec 15 Kg de matériel. 
Mais attention, le Ricoh GR n’est pas, à mon avis, un appareil photo numérique grand public.
D’abord par l’absence de zoom. Le fait d’avoir un objectif fixe, augmente considérablement sa qualité, mais oblige d’être proche du sujet. Il offre peu de gadget comme les modes paysage, portrait, montagne et je ne sais plus quels autres préréglages. Il se travaille plutôt en manuel ou en mode programme comme la priorité à l’ouverture.
Avec son viseur en supplément à la façon « appareil télémétrique », on voit bien qu’il s’agit d’autre chose. D’une autre histoire, d’un autre appareil photo.
Après avoir gratté les fonds de tiroir, mis en vente quelques objets inutiles, j’ai pu enfin commander le Ricoh GR, qui est un peu plus cher qu’un compact numérique grand public. Il me faudra encore économiser pour acheter le viseur, qui est quand même vendu 160 euros, et l’adaptateur 21mm qui fait à peu près le même prix. (Si un heureux donateur riche et célèbre, ne sait quoi faire de ses deniers…)
Capa, le fondateur de l’agence du même nom, a laissé cette phrase qui m’a toujours raisonné lors de mes reportages.
« Si ta photo n’est pas bonne, c’est que tu n’étais pas assez près »
Le Ricoh GR me permettra de m’approcher en toute discrétion, là où mes appareils pros attiraient l’attention et enlevaient tout instantanée.
Il me tarde donc de le recevoir, ce qui devrait être fait dans la semaine, et dès les premiers tests concluants, je vous promets de les partager avec vous. Mais ne soyez pas surpris, car je l'utiliserai très souvent en noir et blanc, c'est ainsi que je le voulais, et ça tombe bien, le Ricoh GR offre cette fonction et de très belle façon.
Si vous êtes impatient de comprendre, je vous conseille de regarder cette galerie. http://www.flickr.com/photos/ollibapril65/page3/
Toutes les photos ont été prises avec le Ricoh GR, mais en plus, un réel talent était caché derrière le viseur.
A bientôt,
Marc Lacaze
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Aujourd'hui Le Ministre de la Justice et Garde des Sceaux Pascal Clément, était en visite à Carpentras.


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